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Histoire

Histoire du Daring, retrouvée sur un blog enfoui dans le web. Je ne sais pas qui en est l’auteur. Voici la source.
C’est dans un bistro de la place Simonis, le « Tivoli », que quelques étudiants créèrent le Daring le 2 mai 1895. En feuilletant un journal hollandais, ils furent frappés par le nom d’un club batave de l’époque : Daring. Ils adoptèrent immédiatement ce nom. Pour les profanes, « to dare » signifie en anglais « oser ».

 

Le club choisit les couleurs bleu et blanc. Le Daring loua le terrain situé à l’emplacement actuel de la Basilique de Koekelberg, là où le Racing de Bruxelles avait entamé sa carrière.
Le club demanda son affiliation à l’Union Belge le 11 novembre 1897 mais ne put participer au championnat de Belgique car le calendrier des matches avait déjà été fixé. Il commença donc en division 2 la saison suivante, en compagnie d’un autre club qui allait lui aussi devenir une légende du football bruxellois et en même temps son grand rival : l’Union Saint-Gilloise.

 

En 1899 eut lieu un événement important dans l’histoire du club : il changea ses couleurs en rouge et noir ! Quelques mois plus tard, les travaux de construction de la Basilique de Koekelberg obligèrent le Daring à se trouver un autre terrain. La solution fut, déjà, la fusion. C’est avec un club jettois, le Brussels, que le Daring s’allia. Ce club possédait un superbe terrain pour l’époque, au 501, chaussée de Jette. Suite à cette fusion, le club prit le nom de Daring Brussels Club (Johan Vermeersch n’a donc rien inventé !). Plusieurs mois plus tard, il s’allia avec deux autres clubs de l’Ouest de la capitale, l’Union Sportive Molenbeekoise et le Skill FC (qui évoluait en D1). Il reprit son nom original de Daring Club de Bruxelles. Ces alliances furent bénéfiques car le club accéda à la première division en 1903. Il commençait à jouer les premiers rôles et attirait un public de plus en plus nombreux. C’est à cette époque que remontent les premiers grands derbies Daring-Union qui passionnaient les foules. L’Union dominait le football belge et lorsque le Daring remporta enfin son premier titre en 1911-1912, les Saint-Gillois en avaient déjà raflé six. L’année suivante, il fallut un test-match, remporté 2-0 par les jaune et bleu, pour départager les deux rivaux. Le Daring prit sa revanche un an plus tard et devenait ainsi champion pour la deuxième fois de son histoire. Ses installations devenant de plus en plus étroites pour accueillir ses milliers de supporters, le Daring décida de quitter Jette. On hésita entre trois sites : Berchem-Ste-Agathe, Moortebeek (près de Dilbeek !) et Molenbeek-St-Jean. C’est ce dernier endroit qui fut choisi, à l’emplacement même où se trouve le Stade Edmond Machtens aujourd’hui. A cause de la « Grande Guerre », les installations ne furent prêtes qu’en 1920. En attendant, après la Libération, le Daring joua même quelques rencontres à Anderlecht !
C’est le 12 septembre 1920 que fut inauguré le nouveau stade, par un match contre l’Union bien entendu, et en présence des princes Léopold et Charles. Pour l’époque, ces installations étaient révolutionnaires : une grande tribune assise, une piste d’athlétisme, un terrain de hockey, plusieurs terrains de tennis et même un solarium. Il faut dire que le Daring était à l’époque un club omnisports. Aujourd’hui, seuls subsistent encore un pan de mur et le mémorial aux Daringmen morts au combat en 14-18, près de la conciergerie et caché par la végétation… Le 12/7/1920, le Daring devint société royale. Le Daring remporta son troisième titre en 1920-1921 mais ensuite, ce fut une période de vaches maigres. L’Union elle aussi peina et le football belge était dominé par des équipes comme le Beerschot, le Cercle de Bruges, l’Antwerp ou le Lierse.

Le 1/7/1920, le Daring se vit attribuer le matricule 2 par l’Union Belge. En 1928, le président Charles Malis décéda. Ne cherchez pas plus loin la raison pour laquelle la rue où se situe notre stade s’appelle ainsi. Ce fut d’abord l’Union qui revint au premier plan, en remportant trois titres d’affilée.

C’était la légendaire équipe de l’ « Union 60 ». Le 1er février 1932, face au Beerschot, les Saint-Gillois avaient connu leur dernière défaite. Plus de trois ans plus tard, le 10 février 1935, l’Union ne réalisa pas un 61ème match consécutif sans revers. Elle s’inclina 2-0 au Daring au cours d’une rencontre devenue l’une des plus célèbres du football belge. Cela n’empêcha pas l’Union d’être championne. Mais le Daring était de retour. Il fut sacré champion de Belgique en 1935-1936 et 1936-1937, malheureusement pour la dernière fois. C’est à cette époque que fut créée la célèbre pièce de théâtre Bossemans (l’Unioniste) et Coppenolle (le Daringman). Mais juste avant la guerre, les Molenbeekois avaient dégringolé la pente. Lors de la dernière compétition disputée avant le conflit, les choses prirent même une tournure plus dramatique. Après une victoire sur l’Union (1-0), le Daring fut accusé d’avoir soudoyé un joueur Unioniste. Sans avoir pu apporter une quelconque preuve, l’Union Belge rétrograda le club de deux divisions. Une catastrophe. Et on parla même déjà de liquidation. Mais un arrangement fut trouvé avec l’Union Hutoise et, finalement, ce ne fut que la D2. Le slogan « Daring quand même » était né. Le 1er octobre 1944, devant 32.000 spectateurs, le stade, qui avait pris le nom d’Oscar Bossaert (un ancien grand joueur du club devenu par la suite Bourgmestre de Koekelberg), fut le théâtre d’une grande rencontre entre la Belgique et une sélection des meilleurs joueurs de Grande-Bretagne afin de fêter la Libération. A cette occasion, des légendes du football tels Stanley Matthews ou Matt Busby foulèrent notre pelouse.

Le Daring dut néanmoins attendre 11 longues années avant de réintégrer la D1. En 1949-1950, il remporta sa série de D2, devant l’Union ! Il y avait, à ce moment-là, deux séries, et le Daring remporta le titre à l’issue de trois rencontres de barrages face à Beringen. 23 ans avant le titre du RWDM, le Bourgmestre Edmond Machtens accueillit les champions à la maison communale. Je n’étais bien sûr pas encore né mais, grâce à mon grand-père, les noms des joueurs de l’époque tels Charly Schuermans, Victor Schets, Jean Steurs (le père d’un des amis du mien), Jos Speeckaert ou Jos Renders (le père de Daniel) m’étaient familiers car c’étaient ses amis et il en parlait régulièrement. Ce retour en D1 ne se fit pas sans peine. Jamais, le Daring ne retrouva son lustre d’antan. D’autre part, Anderlecht, qui n’était qu’un club effectuant régulièrement l’ascenseur avant la guerre, commençait à dominer le football belge.

 

Après quatre saisons, les rouge et noir rechutèrent en D2 mais dès l’année suivante, ils étaient de retour. En 1957, le Daring termina quatrième (son meilleur classement de l’après-guerre). Une saison plus tard, il descendit de nouveau pour revenir immédiatement (en devançant le FC Bruges !). C’était le début de la dernière période du Daring au plus haut échelon national. Elle allait durer 10 ans. Plusieurs évènements se déroulèrent durant ces années. Le Daring participa même deux fois à une coupe d’Europe. A l’époque, la coupe de l’UEFA n’existait pas encore. Sa devancière était la Coupe des Villes de Foires, pour laquelle les critères de participation n’étaient pas toujours basés sur les classements en championnat. C’est ainsi que le 23 septembre 1965, le stade Bossaert accueillit son premier match européen. Le Daring fut battu par l’AIK Stockholm 1-3. Le nul blanc du retour au Rasundastadion l’élimina définitivement. Trois ans plus tard, le Daring quitta également la scène européenne après un petit tour. Il remporta tout de même son seul succès continental, 2-1 face au Panathinaïkos. Malheureusement, à Athènes, il s’inclina 2-0, le premier but étant concédé à sept minutes de la fin. Le Daring atteignit aussi les demi-finales de la coupe de Belgique en 1968 après avoir notamment éliminé le Standard à Sclessin suite à un superbe match de Francis Cuypers (la future doublure de Nico De Bree). Mais le Beerschot lui barra la route du Heysel.

 

Le président de l’époque se nommait Marcel Fluche. Il entra dans la légende en ordonnant un jour à ses joueurs de quitter le terrain. Cela se passait en 1966, au Parc Astrid. Alors que le Daring tenait le nul blanc à quelques minutes de la fin, l’arbitre accorda, comme par hasard, un penalty très douteux aux Anderlechtois, que ceux-ci transformèrent. C’est alors que le président somma son équipe de rentrer au vestiaire en signe de protestation ! Deux ans plus tard, alors qu’il assistait à un match au Lierse, Marcel Fluche décéda dans le stade… Et à la fin de cette saison 1968-1969, le Daring (avec Eddy De Bolle et Alex Lafont dans ses rangs) bascula définitivement en D2, récoltant seulement 15 petits points.

 

A quelques centaines de mètres du stade Bossaert, au Sippelberg, situé au pied de l’ancien gazomètre, le Crossing de Molenbeek terminait deuxième en D2 et fut promu ! Le Daring ne connut tout de même pas l’humiliation de devenir le deuxième club de la commune puisque le Crossing fusionna avec le RCS Schaerbeek et émigra au Parc Josaphat pour devenir le Crossing de Schaerbeek.
C’est alors que Jean-Baptiste L’Ecluse, un des pères du RWDM, devint président. Cet entrepreneur fortuné avait toujours eu le cœur rouge et noir. Le préparateur physique d’Anderlecht, un certain Michel Verschueren, fut engagé. Il fut très rapidement nommé responsable administratif du club. A 39 ans, un homme qui marquera, à sa manière, le football belge, entamait sa carrière. Le Daring voulait absolument remonter en D1. Des vedettes en fin de cycle, tels Jean Nicolay ou Jean-Paul Colonval furent engagées. Norberto Höfling (qui était passé par le Racing White mais aussi par le FC Bruges et Anderlecht auparavant) était l’entraîneur. Malgré tous ses efforts, il ne parvint jamais à forcer la promotion. Lors de la première saison du retour en D2, le Daring échoua à la troisième place, à deux petits points de Diest et de l’Antwerp, les deux montants. Cette année-là, le club disputa la finale de la coupe de Belgique. Après avoir écarté Tubantia Borgerhout, le Patro Eisden et le Lierse, le Daring se déplaçait en quarts de finale au Parc Astrid. Après 120 minutes de jeu, le score était toujours de 0-0. A cette époque, il n’y avait pas encore de tirs au but pour départager les équipes et, avant de recourir à un replay, on jouait deux fois sept minutes supplémentaires. Au cours de ces secondes prolongations, Libon inscrivit le but victorieux lors d’une des rares incursions des Daringmen dans le camp anderlechtois. En demi-finale, Berchem fut écarté, cette fois-ci à l’issue d’un replay. Malheureusement, en finale, malgré l’apport en dernière minute de deux Allemands, Rühl et Höring, le Daring fut balayé 6-1 par le FC Bruges. Ce fut le dernier exploit du vieux club molenbeekois, qui fêtait ses 75 ans. A cette occasion, il changea une dernière fois d’appellation, devenant le Royal Daring Club de Molenbeek. (Royal, il l’était depuis 1945). Le club engagea alors un certain Johan Vermeersch, du VK Ypres, pour 300.000 francs. Il allait être une figure importante dans la suite de notre histoire.
En 70-71, le Daring (avec Alexandre Horvath et René Desaeyere) fut même un moment menacé de relégation en D3 mais termina finalement 10ème. L’année suivante, il se classa 4ème, à seulement quelques points des montants Berchem et Beringen. En 72-73, l’ambition du club était toujours de remonter. Mais voyant que ce retour en D1 n’allait pas se réaliser par le biais des résultats sportifs, un accord fut trouvé en fin de saison avec le Racing White pour fusionner. Le Racing White allait apporter son excellente équipe et le Daring son stade et son fidèle public. Au moment où les rumeurs de fusion se confirmaient, le Daring remporta six victoires d’affilée, juste avant le dernier match de son histoire à Lokeren (2-2). Voici la dernière équipe alignée par le Daring à Daknam : Francis Cuypers, Eric Dumon, William Martens, Karl Heinz Rühl (remplacé par Paul Schouppe), Roland Deloose, Carlo Wouters, Alex Lafont, Yves Reygaert, Johan Vermeersch, Philippe Garot et Jef Desmedt. Garot, un jeune attaquant venu d’Eupen en début de saison, avait inscrit cette année-là 17 buts.

 

Palmarès du DARING

5 fois Champion de Belgique : 1911-1912, 1913-1914, 1920-1921, 1935-1936, 1937-1938

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