Acceuil / Tout / Articles de presse / “Je suis très malheureux” (01/03/2011) JV dans la Capitale

“Je suis très malheureux” (01/03/2011) JV dans la Capitale

Johan Vermeersch se sent tellement impuissant. Il vit très mal la descente aux enfers de son club. Même s’il n’a pas abandonné, il ne sait plus quoi faire. Et il est prêt à tout pour sauver le club, quitte à laisser sa place.

Président, y croyez-vous encore ?


Ecoutez, si je peux faire quelque chose, je le fais immédiatement. Mais que voulez-vous que je fasse ? Je me sens vraiment impuissant par rapport à ce qui se passe sur le terrain.  Samedi, il y avait de la volonté, une bonne circulation et même cinq ou six occasions. Roulers n’est jamais venu dans notre rectangle et on aurait pu jouer sans gardien. Van Den Eynde n’a pas touché un cuir. Mais au final ? Tu perds le match… Même les dirigeants de Roulers étaient gênés. Alors, qu’est-ce que Johan Vermeersch peut encore faire ? Il faut juste essayer de recommencer, déjà samedi à Tournai.

Les circonstances ont à nouveau joué en votre défaveur…
Quand tu regardes les matches à Tubize ou à Louvain, c’est la même chose. Nos défaites contre Turnhout ou Boussu Dour ne se discutent pas. Contre Rupel Boom, on fait un mauvais match. D’accord, mais il y a quand même eu beaucoup de rencontres où les événements ont tourné en notre défaveur. Ceci dit, une équipe doit être capable de faire en sorte que les
événements tournent à son avantage, et pas à son désavantage comme c’est trop souvent le cas chez nous. C’est aussi ça qui distingue une bonne équipe d’une autre. Il y a chaque semaine quelque chose. À tel point qu’on peut déjà se demander ce qu’il va se passer samedi à Tournai…

Si vous êtes à cette position, ce n’est quand même plus un hasard, non ?
Est-ce le niveau des joueurs ? Peut-être. Est-ce la tactique adoptée ? Peut-être. Est-ce l’occupation du terrain ? Peut-être. Je me demande quand mêmesi nos joueurs ont vraiment le niveau de la Division 2. Quand je pense que l’été dernier, suite aux énormes efforts que tout le club a fourni, tout le monde s’accordait à dire que ne pas jouer le top 6 serait incroyable… Les journalistes, les clubs de D.2 et même les clubs de D.1 le disaient. Depuis, avec 23 points en 26 matches, il n’y a pas grand-chose qui est sorti.

Que faire ?
Je suis très, très malheureux. Si quelqu’un me dit ce qu’il faut faire, je le fais directement. Nous avons tenté de redresser la situation en mettant Michel De Wolf. Que puis-je lui reprocher jusqu’à présent ? Nous sortons d’un trois sur neuf mais je vois de la saine agressivité et de la volonté. En plus de beaucoup de travail.

Pour qui êtes-vous le plus déçu ?
Pour tous ceux qui sont concernés par le club. Je peux vous dire que je n’ai pourtant pas ménagé mes efforts l’été dernier, avec plus de 80 rendez-vous dans mes bureaux de Ternat pour construire une bonne structure sportive. J’espère qu’on pourra transformer cette spirale négative en spirale positive. Mais il est aussi possible qu’on n’y arrive pas…

Une descente, ce serait quand même une catastrophe…
La question ne se pose pas pour le moment. Pour nos jeunes, ce serait toutefois regrettable. J’ai toujours été derrière cette école et si je peux faire quelque chose pour l’aider, je suis le premier à le faire. La commune a également fourni de très grands efforts pour que nos conditions de travail soient excellentes.

Le projet “Brussels” avait bien commencé avec la montée en D.1. Depuis trois ans, c’est la descente aux enfers. Ne voyez-vous pas cela comme un échec ?
Il est trop tôt pour tirer des conclusions. Qui aurait pu prédire qu’on tombe dans une telle spirale négative en début de saison ? J’ai dû faire des miracles, en 2002, pour qu’il y ait encore du foot à Molenbeek. Ça a coûté beaucoup d’argent et surtout beaucoup d’énergie. Mais depuis un long moment maintenant, je n’arrive pas à transformer cette spirale négative en spirale positive. J’assume et j’accepte.

Continuerez-vous l’aventure en D.3 ?
Trop tôt pour le dire…

… Mais vous réfléchiriez à la question ?
Si on me dit qu’il y a des personnes capables de redresser le club, je veux bien l’examiner. J’ai tout fait pour qu’il y ait encore du football ici mais si des investisseurs sont prêts à faire quelque chose pour le club, je suis prêt à réfléchir. Pour le bien du club. Mais je ne veux pas laisser le Brussels à l’abandon, aux mains de n’importe qui ou de n’importe quoi.

Source : Julien Collignon – La Capitale 2011

2 commentaires

  1. Kinnen président!

  2. rwdm47, nouveau nom pour le club!!!
    JV, met ton ego de côté!

Donnez votre avis

Votre adresse mail ne sera pas diffuséeLes champs requis sont mis en évidence *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

live webcam girls
Scroll To Top